
Elle ne se contente pas de tenir debout : elle danse. Sa robe sombre scintille de mille petites lumières, comme une nuit qui aurait décidé de faire la fête. Sa jupe rouge s’évase, ses perles d’ambre tintent, et tout en haut, une sphère écarlate s’élève, joyeuse, comme un éclat de rire lancé vers le plafond.
Danser, c’est laisser la musique entrer par les pieds et ressortir par chaque centimètre de peau. C’est oublier ce que l’on doit être pour devenir ce que l’on ressent. Le corps se souvient alors de ce que l’esprit avait mis de côté : que le plaisir est une énergie qui circule, que la joie se vit à pleine amplitude, sans rien retenir.
Madame danse vibre. Elle n’attend ni permission, ni public, ni occasion particulière. Elle danse parce que c’est bon, parce que c’est vivant, parce que quelque chose en elle ne demande qu’à s’exprimer.
Et si l’on s’arrêtait un instant pour l’écouter, on entendrait peut-être ce qu’elle murmure : sois heureuse de ton corps, de ton élan, de ton rythme. Danse, simplement, et laisse la lumière faire le reste.

